C’était une promenade comme tant d’autres, sur un sentier qu’ils connaissaient bien. Un moment de complicité et de jeu qui a pourtant tourné au cauchemar absolu. Dans la commune de Conques-sur-Orbiel, dans l’Aude, la quiétude d’un chemin de randonnée a été brisée par une série de drames inexplicables.
En seulement cinq jours, entre le 8 et le 13 mai, quatre chiens sont morts dans des circonstances similaires. Tous revenaient de la même balade sur le sentier des Capitelles. Une coïncidence tragique qui a immédiatement semé la panique et l’incompréhension parmi les habitants et les amoureux des animaux.
Un piège mortel en pleine nature
Le premier drame a frappé le 8 mai. La propriétaire d’un magnifique Braque de Weimar de 4 ans et demi a vu son compagnon manger quelque chose au sol, sans y prêter plus attention. Mais une fois rentrée à la maison, l’état du chien s’est dégradé à une vitesse foudroyante. « Il se met entre mes jambes, la queue en bas, ses pattes arrière paralysées », raconte-t-elle, encore sous le choc. Emmené d’urgence chez le vétérinaire, l’animal a succombé à une crise d’épilepsie dans la soirée.
Deux autres chiens ont connu le même sort funeste le 10 mai, puis un quatrième le 13 mai. Le mode opératoire semble à chaque fois identique : une balade sur ce sentier, suivie de l’apparition de symptômes neurologiques violents et d’une mort rapide. Une véritable hécatombe qui a plongé plusieurs familles dans un deuil immense.
« Je suis détruite » : le cri du cœur d’une maîtresse
Dévastée, la maîtresse du Braque de Weimar a partagé sa terrible expérience sur les réseaux sociaux pour alerter les autres propriétaires. C’est là qu’elle a découvert qu’elle n’était pas seule. Son témoignage est bouleversant : « Je suis détruite. Je n’ai pas d’enfant, mon chien était toute ma vie ». Des mots qui résonnent douloureusement pour tous ceux qui considèrent leur animal comme un membre à part entière de leur famille.
Face à cette série de décès suspects, la maire de la commune a pris une décision radicale. Un arrêté municipal a été signé pour interdire l’accès au sentier jusqu’à nouvel ordre, afin de protéger d’autres animaux. Les quatre propriétaires ont porté plainte et une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur cette affaire. La piste d’un empoisonnement, possiblement avec un produit anti-limaces très toxique, est aujourd’hui privilégiée par les enquêteurs et les vétérinaires.