À seulement 11 mois, un âge où tout n’est que jeux et découvertes, Aslan est déjà confronté à la plus terrible des sentences. Ce jeune chien croisé Malinois et Berger Allemand est aujourd’hui enfermé, menacé d’euthanasie suite à une décision administrative qui brise le cœur de sa famille.
L’histoire d’Aslan est celle d’un malentendu tragique, d’un incident unique qui a scellé son destin. Mais derrière les rapports et les arrêtés, il y a un jeune animal aimant, dont les maîtres se battent bec et ongles pour lui offrir une seconde chance. Leur combat est devenu celui de dizaines de milliers de personnes touchées par cette injustice.
Une expertise jugée absurde
Tout bascule après une morsure au mollet lors d’une altercation entre chiens. Placé en fourrière, Aslan subit une évaluation comportementale qui le condamne. Ses maîtres dénoncent des conditions d’examen catastrophiques. Le vétérinaire, non agréé, l’aurait classé au niveau de dangerosité maximale simplement parce qu’il aboyait, sans même entrer dans son box.
Cet examen a été réalisé après 15 jours d’isolement total, une épreuve pour n’importe quel animal, à plus forte raison pour un chiot. Pour sa famille, cette conclusion est une aberration qui ne reflète absolument pas le véritable caractère de leur compagnon.
Un chiot au passé douloureux
Avant de trouver un foyer aimant, Aslan a connu la maltraitance. Il a aussi été agressé par un autre chien alors qu’il n’avait que 5 mois. Ces traumatismes ont laissé des traces, créant une peur envers ses congénères. Pourtant, à la maison, il est décrit comme un chien doux et affectueux, notamment avec les enfants.
L’accident est perçu par ses propriétaires comme une réaction de panique, et non comme un acte d’agression gratuite. Ils sont convaincus qu’avec un accompagnement adapté, Aslan peut surmonter ses peurs.
Le combat pour une seconde chance
Face à ce qu’ils estiment être un déni de justice, ses maîtres ont tout proposé. Ils se sont engagés à financer un stage de rééducation intensif chez un professionnel reconnu et prévoient de déménager dans une maison avec un grand jardin sécurisé. Des solutions concrètes balayées par un refus de dialogue des autorités locales.
Déterminés à ne pas baisser les bras, ils ont saisi le Conseil d’État et lancé une pétition qui a recueilli des dizaines de milliers de signatures. Un élan de solidarité immense pour que ce chiot de 11 mois ne soit pas condamné sans avoir eu une chance équitable de prouver qu’il pouvait changer.