C’est en consultant ses réseaux sociaux au matin du 30 octobre qu’une habitante de l’atoll de Takapoto a fait une découverte particulièrement troublante. Sur une publication temporaire partagée en ligne, la résidente a aperçu la tête d’un chien séparée de son corps, gisant sur la plage.
Selon les informations de Outre-mer La 1ère, des fils enserrant la gueule du canidé suggèrent une utilisation intolérable et illégale de l’animal comme appât de pêche. Profondément marquée par ces images, la résidente a immédiatement saisi la justice afin de demander l’ouverture rapide d’une enquête judiciaire.
Dans ce cadre paradisiaque de l’archipel des Tuamotu, l’événement a provoqué une vive émotion parmi les habitants. La démarche de cette citoyenne vise avant tout à sortir de l’ombre ces actes inacceptables et à protéger les animaux de l’île.
La suspicion d’une pratique d’appât de pêche illégale
Les clichés diffusés laissent présager l’emploi d’un animal domestique pour la pêche en haute mer. Cette technique cruelle et strictement interdite par la réglementation soulève une grande indignation au sein des communautés locales et des défenseurs de la cause animale.
Bien que la confirmation officielle de l’ouverture d’une procédure par le parquet soit encore attendue, les démarches se poursuivent. Les habitants espèrent que l’analyse des réseaux sociaux permettra d’identifier rapidement les auteurs ou les témoins de cette scène.
Ce que risque l’auteur de ces actes devant la justice
Le cadre légal relatif à la protection animale en Polynésie française demeure particulièrement strict. En effet, l’article 521-1 du Code pénal punit les actes de cruauté envers un animal de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.
Afin de renforcer ces mesures coercitives, un projet de loi du pays a été récemment présenté en conseil des Ministres pour durcir les contrôles. Cette prise de conscience collective permettra-t-elle enfin d’éradiquer définitivement de telles pratiques ?