Alertés par le propriétaire d’un logement situé à Sainte-Bazeille, tout près de Marmande, les gendarmes font une macabre découverte lors de leur intervention. À l’intérieur de cet appartement, les corps décomposés d’un chien, d’un chiot et d’un chat gisent dans le silence.
Les trois animaux ont été laissés enfermés seuls durant de longues semaines, privés de nourriture et d’eau. C’est l’odeur particulièrement forte émanant du logement qui a poussé le bailleur à contacter les forces de l’ordre pour ouvrir la porte.
Convoqué devant le tribunal de proximité de Marmande, le jeune homme de 24 ans a cherché à justifier son absence prolongée. Il a affirmé avoir dû quitter subitement les lieux pour des raisons professionnelles, en confiant les clés à un tiers.
L’indifférence du prévenu face au drame
Lors de l’audience, la fondation Brigitte Bardot ainsi que l’association Chats et citoyens se sont portées parties civiles pour défendre la mémoire des victimes innocentes. Les représentants associatifs ont souligné qu’un simple sac de croquettes ne pouvait pas suffire pour une absence de plusieurs semaines.
Face à la barre, le prévenu est resté totalement impassible pendant toute la lecture des faits reprochés. Le procureur de la République sollicitait une peine de trois mois de prison avec sursis ainsi qu’une interdiction de détenir des animaux.
Toutefois, la présidente du tribunal a été vivement marquée par ce comportement distant et insensible. Refusant d’homologuer une sanction jugée trop clémente, elle a décidé de renvoyer l’affaire devant le tribunal correctionnel, une information relayée par Sud Ouest.
Une fermeté attendue lors du prochain jugement
Quand la magistrate lui a demandé ce qu’il aurait ressenti à la place des animaux ainsi abandonnés, le prévenu s’est contenté de répondre sèchement qu’il ne savait pas. Même l’annonce d’une interdiction de détenir un animal pendant cinq ans n’a pas semblé le troubler.
Pour les bénévoles présents dans la salle, la décision de la présidente apporte une lueur d’espoir. Le renvoi en correctionnelle permettra d’examiner le dossier avec toute la gravité requise par la loi.
Cette affaire rappelle l’importance de signaler rapidement toute suspicion de maltraitance ou d’abandon d’animaux domestiques auprès des autorités compétentes pour éviter de nouveaux drames.