Dans la nuit du 30 au 31 août, la quiétude des alpages du Vercors s’est brisée brutalement. Sur les hauts plateaux de Bouvante, un troupeau de 580 brebis a été pris pour cible par des canidés opportunistes.
Selon les informations de Le Figaro, l’éleveur Sébastien Robert a découvert un spectacle désolant au petit matin. Soixante-quatre brebis gisaient sans vie, tandis qu’une vingtaine d’autres restaient introuvables et dix succombaient peu après. Au total, près de cent bêtes ont été perdues lors de cette nuit tragique.
Pour cet éleveur déjà frappé par le passé, le désarroi est immense. Soutenu par ses pairs, il a finalement accepté de signaler les dégâts aux autorités compétentes. Mais une question brûlante divise désormais la région : quel prédateur a frappé ?
Loup ou chiens arctiques : la suspicion s’installe dans le Vercors
Dès le lendemain de l’attaque, les agents de l’Office français de la biodiversité se sont rendus sur place. Leurs relevés de terrain et l’examen des morsures visent à identifier le responsable. Du côté des syndicats agricoles et de la Fédération départementale ovine, la culpabilité du loup semble ne faire aucun doute.
Cependant, des associations de protection animale évoquent une piste bien différente. Elles soulignent que des chiens errants issus de races arctiques, comme le Husky ou le Malamute, possèdent une force de frappe similaire. Très prisés puis parfois abandonnés, ces chiens de grande taille conservent un instinct de chasse très développé lorsqu’ils s’échappent en meute.
Des prélèvements ADN réclamés pour établir la vérité
Afin de mettre un terme aux spéculations et d’apaiser les tensions grandissantes entre éleveurs et défenseurs des animaux, des prélèvements salivaires ont été exigés par les associations. Ces analyses ADN sur les cadavres des brebis constituent le seul moyen d’obtenir une certitude scientifique absolue.
Alors que le nombre d’attaques repart à la hausse dans les Alpes, cette affaire souligne la fragilité du quotidien des bergers en alpage. Dans l’attente des résultats génétiques, la vigilance reste maximale sur les crêtes du Vercors, où la cohabitation entre pastoralisme et canidés demeure plus complexe que jamais.